Source Le parisien.fr
L’événement n’aura sans doute pas le retentissement des premiers pas de l’homme sur la Lune, en 1969. Pourtant, presque quarante-deux ans après
Neil Armstrong, la conquête de l’espace atteint une nouvelle frontière, la planète Mars, dont le sol sera foulé pour la première fois aujourd’hui.
Enfin, presque… Car il ne s’agit que d’une mission spatiale virtuelle, sans doute le plus grand voyage immobile du monde, réalisé dans un très anodin faubourg de Moscou.
Un sol martien reconstitué
« L’objectif de Mars 500 est de recréer la simulation la plus réaliste possible d’un vol spatial vers cette planète, explique-t-on à l’ESA (Agence spatiale européenne), dont deux membres participent à l’expédition. Le réalisme qui caractérise ce programme s’étend aussi à la première sortie sur Mars : les astronautes vont s’extraire d’une maquette d’atterrisseur pour fouler le sol d’un environnement martien simulé. » Les passagers virtuels ont atteint samedi leur objectif et « atterri » sur leur nouveau monde. Mais ils ont attendu deux jours avant de quitter leur installation pour arpenter, de manière symbolique, un sol martien reconstitué. Comme dans une véritable mission spatiale, une partie de l’équipage est cependant restée à bord du vaisseau placé en orbite.
C’est le cas de Romain Charles, le seul Français embarqué à bord, qui n’en perd pour autant pas le moral.
Les astronautes effectueront trois sorties martiennes, avant de reprendre le chemin de notre bonne vieille Terre.
Retour prévu sur la planète bleue le 5 novembre.